Lampe judaïque

Jadis, avant l'avènement de l'électricité, les lampes et les cierges avaient un rôle utilitaire, tout autant que symbolique. Aujourd'hui, la plupart sinon toutes nos églises paroissiales sont électrifiées et donc, l'usage des cierges et des lampes à des fins d'éclairage est bien révolu.

Jésus fait d'ailleurs référence à la lumière dans ses paraboles : « on ne met pas la lumière sous le boisseau, mais on la suspend afin qu'elle éclaire toute la maison. » Il y a aussi la parabole des vierges sages et des vierges folles dans laquelle Jésus nous parle des vierges sages qui ont fait bonne provision d'huile pour garder leurs lampes allumées, faisant référence à l'Esprit Saint qui garde notre foi active et bien vivante. Ci-dessus, nous apercevons justement une lampe comme on en trouvait à l'époque de Jésus.

Aujourd'hui, la flamme d'un cierge qui brûle est le symbole de la présence de l'Esprit Saint parmi le peuple de Dieu. Le feu apporte, bien sûr, un caractère chaleureux mais il a aussi pour but d'inviter le fidèle au recueillement.

Cierge Pascal

Si on doit présenter les cierges et les lampes dans un ordre de priorité, on pourrait dire que le Cierge pascal arrive en tout premier lieu. Il s'agit, en effet, du premier luminaire que l'on allume dans le cadre du rite du feu nouveau au tout début de la Veillée Pascale. Pour bien marquer ce feu, la célébration débute alors que l'église est plongée dans la noirceur, symbole de la mort du Christ. La lumière du Cierge pascal vient rompre la nuit, symbole de la résurrection du Christ.

Par la suite, durant l'année, le Cierge pascal est allumé tout au long du Temps Pascal et, par la suite, lors de la dispense de sacrements (baptêmes, premières communions, confirmations, mariages et funérailles). Sa lumière symbolise la présence de l'Esprit Saint.

Lampe du Saint-Sacrement

Dans chacune de nos paroisses, située à proximité du tabernacle, comme ici, se trouve la Lampe du Saint-Sacrement (ou lampe du Sanctuaire). Ce cierge, de couleur rouge et allumé en permanence, signale la présence d'espèces consacrées conservées dans le tabernacle, par conséquent, la Présence de Dieu Lui-même en Son Église.

Le Vendredi Saint, comme dans toutes les paroisses, cette lampe s'éteint alors que les espèces consacrées sont retirées du tabernacle, puisque l'Église commémore la Passion et la mort du Christ sur la croix du Calvaire.

Dans certaines églises ou chapelles moins fréquentées ou fréquentées seulement qu'occasionnellement, les espèces consacrées ne sont pas conservées dans le tabernacle et donc, la Lampe du Saint-Sacrement sera éteinte ou absente.

Cierges dominicaux

On trouve, de part et d'autre du maître-autel ou intégré au retable dans les églises plus anciennes, un jeu de cierges que l'on appelle « cierges dominicaux » et qui, comme leur nom l'indique, sont allumés lors des célébrations dominicales. Par leur lumière, ils inspirent aux fidèles le caractère plus solennel que revêt la célébration dominicale. À la paroisse Marie-Reine-des-Cœurs se trouve un jeu de six cierges dominicaux, répartis de part et d'autre du maître-autel. Leur piètement filiforme a été réalisé en fonte peinte noire et les vasques permettant d'accueillir les cierges sont en acier brossé. La croix de procession que l'on voit derrière, a aussi été réalisée en fonte, peinte noir.

Lampe d'autel

Pour les célébrations Eucharistiques qui se déroulent en semaine, on pose un cierge allumé sur le maître-autel, comme ici.

Comme nous le disions d'entrée de jeu, la lumière de la flamme vient signaler à l'assemblée la présence de l'Esprit Saint au milieu du peuple de Dieu mais elle vient aussi et surtout souligner la présence du Christ Jésus dans les espèces qui seront consacrées sur le maître-autel durant la célébration.

Lampions

Dans la plupart des paroisses, comme ici à Marie-Reine-des-Cœurs, on trouve des présentoirs de lampions et de cierges qui sont mis à la disposition des fidèles. Le fait d'allumer un lampion ou un cierge constitue, d'une certaine manière, le prolongement de notre prière qui monte devant le Seigneur. C'est dire au Seigneur : « Seigneur, je souhaiterais pouvoir demeurer plus longtemps en Ta présence mais je te prie d'accueillir cette flamme qui brûle devant Toi comme le rappel de ma prière. » Il est possible d'allumer un cierge ou un lampion moyennant une offrande.