Les sacrements font partie de notre parcours chrétien et ce, depuis la plus tendre enfance. Les Saintes Écritures nous parlent des sacrements, depuis l'Ancien Testament jusqu'à Jésus Lui-même et, par la suite, par les premières communautés chrétiennes qui les ont perpétué et ce, jusqu'à nos jours. Ces sacrements sont aujourd'hui offerts par toutes les paroisses.

LE BAPTÊME : Le baptême constitue le premier signe public de notre conversion. Jésus Lui-même se rendra au Jourdain pour y recevoir le baptême de conversion que prêche son cousin Jean. Par l'immersion dans l'eau, le pécheur reconnaît mourir à lui-même, à sa nature et à ses voies humaines. Lorsqu'il émerge de l'eau, il renaît dans la vie dans l'Esprit Saint, selon le dessein et les voies de Dieu. Voilà la très riche symbolique publique et extérieure du baptême qui marque la conversion du cœur. Lorsque Jésus a émergé des eaux, nous disent les Évangiles, l'Esprit Saint est venu se poser sur Lui sous la forme d'une colombe. Si le baptême est, à priori, destiné aux adultes qui désirent manifester une véritable conversion du cœur, l'Église Catholique Romaine, après mûre réflexion et discernement, a accepté de baptiser les tout jeunes enfants et les nourrissons alors qu'au Moyen-Âge et même quelque peu avant, les enfants mouraient souvent en bas âge et on désirait ainsi leur assurer ce premier des sacrements. Cette coutume s'est donc perpétuée jusqu'à nos jours.

LA PREMIÈRE COMMUNION : Jésus, on le sait, a institué le mémorial de la sainte Cène : « Prenez et mangez-en tous car ceci est mon Corps, livré pour vous [...] Prenez et buvez-en tous car ceci est la coupe de mon Sang, le sang qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. » L'Église toute entière participe au repas Eucharistique institué par Jésus lors de chacune des célébrations. Avant de pouvoir approcher la Sainte Table pour partager ce repas Eucharistique, les jeunes et les adultes récemment convertis doivent suivre un parcours catéchétique afin de bien comprendre ce riche symbole mais aussi l'importante réalité de la communion à laquelle participe toute l'Église.

La Confirmation : À la suite des Apôtres qui ont reçu le baptême de l'Esprit le jour de la Pentecôte, le baptême de l'Esprit Saint nous est également destiné, à nous, chrétiens et chrétiennes d'aujourd'hui. C'est le Consolateur promis par Jésus à Ses Apôtres et disciples. Dans notre marche chrétienne, la présence de l'Esprit Saint nous est indispensable car c'est Lui qui nous permet de comprendre les Saintes Écritures, d'en appliquer les enseignements dans notre vie quotidienne et, surtout, de croître spirituellement et d'entretenir le don de la foi que nous avons reçu. Lorsque nous accueillons l'Esprit Saint en notre âme, nous devenons le temple vivant de l'Esprit Saint qui nous guide, nous conduit et nous inspire la volonté de Dieu autant de manière générale que pour notre vie personnelle. Enfants et adultes sont invités à suivre la catéchèse qui leur est proposée en vue de ce sacrement. La célébration de la Confirmation est présidée par l'évêque du Diocèse ou par son représentant.

Le Mariage : Dans les faits, le mariage n'est pas un sacrement comme ceux que nous avons vu précédemment puisque c'est, d'abord et avant tout, un acte de consécration à l'être aimé. L'institution du mariage remonte au tout début de la création de l'humanité. En effet, dans le livre de la Genèse, dès le deuxième chapitre on peut lire : « L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et tous deux ne formeront qu'une seule chair. » Le mariage chrétien c'est l'homme et la femme qui, devant Dieu et devant les hommes, manifestent leur intention d'union et de projet de vie à deux. Les futurs époux sont invités à prendre rendez-vous avec le prêtre au moins six (6) mois avant la date prévue du mariage puisqu'une préparation au mariage chrétien est nécessaire. En effet, l'amour qu'éprouvent l'homme et la femme l'un pour l'autre n'est pas une question émotive. C'est un sentiment profond, réel, durable, dans le respect et le sincère désir de voir l'autre s'épanouir dans la relation dans laquelle on s'engage.

L'Onction des malades : Dès l'Antiquité et plus tard avec Jésus, la prière, l'intercession et l'Onction des personnes malades ont toujours occupé une place importante dans l'histoire de l'humanité. Comprenons bien ici que Dieu n'envoie ni la maladie, ni l'épreuve puisque, bien au contraire, Dieu est Amour, Tendresse et Miséricorde et que, par-dessus, Dieu souhaite notre bonheur et notre santé! Au cours de Son ministère, Jésus a guéri plusieurs centaines de personnes atteintes de maladies et, à Sa suite, les Apôtres et les disciples. C'est pour cette raison que l'Église célèbre l'Onction des malades en paroisse au moins une fois par année. Le reste de l'année, le prêtre peut se rendre au chevet des malades pour leur offrir l'Onction et, dans la plupart des paroisses, un membre de la Pastorale de la santé peut se rendre effectuer une visite de courtoisie auprès des personnes malades et apporter la sainte communion.

Les Funérailles : Si la célébration du funérailles ne constitue pas un sacrement, son rituel est davantage axé autour du réconfort de la famille, des proches et des amis du défunt. Elles permettent, bien sûr, de faire mémoire de la personne disparue et du rôle que cette personne a joué dans notre vie. Les différentes étapes de la célébration permettent justement de souligner la vie qui se poursuit non plus sous une forme humaine terrestre, mais en esprit puisque l'esprit de l'être humain poursuit sa vie auprès de Dieu. Cette promesse et cette assurance nous ont été données par Jésus Lui-même et l'Apôtre saint Jean n'aurait su mieux la résumer dans son Évangile : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3 : 16) La célébration des funérailles fait donc partie intégrante du processus de deuil en nous permettant de dire un dernier au revoir à l'être aimé.