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IntroductionNotre paroisse fut érigée par Son Éminence, Paul-Émile Cardinal Léger le 11 avril 1958 afin de desservir une partie du quartier Mercier-Ouest de Montréal, alors en pleine expansion. À une époque où l'Est de Montréal était, dans une certaine mesure, un secteur encore champêtre, les projets de construction et l'expansion vers l'Est semblait inévitable pour ce qui fut, à cette époque, la métropole du Canada. Au départ, les paroissiens et paroissiennes de Marie-Reine-des-Cœurs n'ayant pas d'église paroissiale où célébrer le culte, les messes furent célébrées tour à tour au Foyer Rousselot, au sous-sol du nouveau Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs et dans le gymnase de l'école primaire Marie-Reine-des-Cœurs. En 1964-1965, la mobilisation des paroissiens et l'apport de dons ont permis d'entrevoir la possibilité d'avoir notre propre lieu de culte.
À l'arrière se trouve un vaste terrain de stationnement dont certains espaces sont loués pour le remisage de véhicules récréatifs. Notre complexe paroissial est érigé à l'intersection des rues Turenne et Bossuet, à l'angle Sud-Est du parc Pierre-Bédard, un parc familial de quartier. Lorsqu'on pénètre dans la nef par l'entrée de la rue Turenne, on peut apprécier le vaste sanctuaire aménagé en hémicycle. Grâce à l'utilisation de matériaux de construction modernes, les architectes ont pu concevoir un espace intérieur dépourvu de colonnes grâce à l'emploi de poutres à longue portée. L'aménagement en hémicycle permet aux fidèles d'avoir un excellent point de vue du chœur et ce, peu importe où ils se trouvent dans la nef.
D'autre part, on constate que les architectes ont fait largement appel au béton, sous diverses formes, autant pour la structure du bâtiment que pour le mobilier liturgique comme nous le verrons plus loin. Le chemin de croix Chacune des stations du chemin de la croix est une représentation stylisée des étapes importantes que le Seigneur Jésus a traversé, depuis son accusation devant Ponce Pilate jusqu'à sa mise au tombeau. Chacune des stations a été réalisée en terre cuite, selon la technique dite « raku » qui consiste à faire cuire les pièces à feu vif. L'artiste est le même qui a réalisé la représentation du Christ glorieux que nous verrons plus loin. Voici chacune des stations. Les fidèles peuvent, à leur guise, parcourir le chemin de la croix avant et après les célébrations, chacune des stations étant située sur le mur arrière de l'église. Notez qu'il est également possible de méditer et de parcourir le chemin de la croix sur de très, très beaux textes rédigés par Sa Sainteté, le pape François à la page 16 de notre site Web. La structure que nous avons vu sur la photo ci-dessus et qu'on aperçoit ici plus près, date de l'époque de la construction de l'église. Au premier niveau se trouve ce qu'on pourrait qualifier de salle multifonctionnelle et elle es dotée de large baies vitrées donnant directement sur le chœur. Lors des messes dominicales, elle accueille les familles avec de jeunes enfants qui peuvent ainsi laisser leurs enfants jouer en toute quiétude tout en permettant aux parents de suivre le déroulement de la célébration puisque cette salle est dotée de haut-parleurs. En semaine, cette salle devient chapelle pour la célébration de la messe puisqu'elle peut accueillir aisément une vingtaine de personnes.
Sur le mur latéral qui longe la nef, on a aménagé un présentoir à lampions, mis à la disposition des fidèles qui peuvent ainsi venir allumer un cierge à leurs intentions particulières. Une statue stylisée de Marie-Reine-des-Cœurs se trouve au centre du présentoir et elle est l'œuvre du même artiste qui a réalisé chacune des stations du chemin de la croix ainsi que le Christ glorieux que nous verrons plus loin. Tout juste à la droite du chœur et séparée par un muret se trouve l'alcôve mariale où se trouve une fort belle statue stylisée de Marie autour de laquelle on a disposé une couronne en forme de cœur. En 2012, une très belle statue représentant Marie-Reine-des-Cœurs et saint Louis-Marie Grignion a été offerte à la paroisse et restaurée. Elle trouve désormais place dans l'alcôve mariale. Deux fauteuils et deux prie-Dieu permettent aux fidèles de venir se recueillir pour un moment de prière personnelle avant ou après les célébrations Eucharistiques. De belles plantes vertes naturelles viennent également apporter vie et chaleur à cet ensemble. Lors des messes dominicales, la procession d'entrée se déroule dans l'allée centrale dont la perspective se ferme sur l'imposant maître-autel, situé au centre du chœur. Le chœur se démarque de la nef tout d'abord par le fait qu'il est légèrement surélevé d'une marche mais aussi par une balustrade qui en marque le pourtour. À l'époque (avant le Concile Vatican II), les fidèles venaient s'agenouiller à la balustrade pour y recevoir la communion, une pratique qui, avec le temps, est désormais révolue puisque les fidèles communient désormais dans les allées. C'est aussi pour cette raison que des parties de la balustrade qui, jadis encerclait totalement le chœur, ont été retirées pour permettre aux ministres de la communion de se diriger dans les allées latérales. Le chœur se compose de trois podiums concentriques, de forme ovale, au centre desquels se trouve le maître-autel qui, comme le veut la liturgie, doit être au centre même de notre célébration, soit là où se déroule la liturgie de l'Eucharistie. Situé à l'extrémité gauche du chœur se trouve la table du Saint-Sacrement et le tabernacle, face aux grandes baies vitrées de la chapelle. La table du Saint-Sacrement est adossée au muret qui sépare la sacristie du chœur.
Comme on l'aperçoit ci-contre, les ciboires sont trois grandes coupes, dont deux sur pied, munies de couvercles. L'intérieur du tabernacle est tapissé de bois de cèdre dont les propriétés permettent de conserver toute leur fraîcheur aux hosties qui y sont conservées. Un tissu gris pâle recouvre le cèdre. Au premier plan sur la photo se trouve la Lampe du Sanctuaire qui, par la lumière de son cierge rouge, signale la présence d'espèces consacrées conservées dans le tabernacle, soit le symbole de la présence de Dieu pour le peuple chrétien. Un peu plus vers la droite et devant le tabernacle se trouve l'ambon. C'est à ce pupitre que se rendent le lecteur et le prêtre pour la première partie de la célébration, soit la Liturgie de la Parole. On y lit les différents passages des Saintes Écritures prévus à la liturgie du jour. L'ambon se compose d'une base en béton texturé décoratif dans lequel est inséré, de manière asymétrique, un pieu en chêne sur lequel le pupitre vient prendre appui. Le Lectionnaire est déposé sur la table du pupitre sur lequel on trouve également un micro et une petite lampe de lecture.
Permettons-nous une parenthèse dans la visite de notre église paroissiale pour apprécier toute la beauté de la chaire de la Basilique Notre-Dame de Montréal, une œuvre magistrale en bois ouvré et finement sculptée, de style gothique flamboyant. À la base on retrouve les statues de prophètes de l'Ancien Testament et, au-dessus de l'abat-voix, les statues des quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Avec l'électrification de nos églises paroissiales, l'usage de la chaire a été progressivement abandonné au profit de l'ambon qui se trouve désormais à l'intérieur des limites du chœur. Certaines paroisses ont choisi d'électrifier leurs chaires grâce aux micros et aux systèmes de son et continuent de les utiliser aujourd'hui encore, mais celles qui le font sont beaucoup plus rares.
Situé sur le podium central le plus élevé (comme il convient) se trouve le maître-autel. Celui de la paroisse Marie-Reine-des-Cœur est constitué d'une base réalisée en béton texturé décoratif, de forme ovale sur lequel est posé la table faite d'une plaque de granit noir massif. Ses dimensions ont de quoi impressionner : 3,05 mètres de longueur sur 1,52 mètre de profondeur et 30 cm d'épaisseur (10 pieds de longueur sur 5 pieds de profondeur et 12 pouces d'épaisseur). Il s'agit, bien sûr, d'une pièce de mobilier pesant plusieurs tonnes et, à cet effet, des murs de soutènement ont été prévus au sous-sol. Souvent, de beaux arrangements floraux viennent orner la façade du maître-autel, comme ici. Cierges dominicaux De part et d'autre du maître-autel, se trouve un jeu de six cierges dominicaux dont la lumière vient souligner le caractère solennel de la célébration. Leur base se compose d'une tige et d'une base en bronze peint noir et chacun accueille une vasque d'acier inoxydable dans lesquelles sont insérés les cierges. Les cierges dominicaux sont démontables et peuvent être portés lors des processions d'ouverture des célébrations. Les cierges dominicaux, sur leurs bases, mesurent 1,5 mètre. Derrière les cierges se trouve la croix de procession également assorti au style des cierges dominicaux. La croix est faite de bronze peint noir et le corpus a été réalisé en laiton. La croix de procession mesure 1,70 mètre. En lieu et place du traditionnel crucifix qui orne souvent le chœur de nos églises, les paroissiens et paroissiennes de Marie-Reine-des-Cœurs ont préféré cette représentation stylisée du Christ ressuscité et glorieux. Les bras ouverts, Il accueille les fidèles venus se rassembler dans la maison de Son Père. Il s'agit donc d'une œuvre stylisée, réalisée par le même auteur qui a réalisé chacune des stations du chemin de la croix qui orne le mur arrière de l'église et que les fidèles peuvent parcourir avant et après chacune des célébrations. Tout comme les stations du chemin de la croix, le Christ glorieux a été réalisé en terre cuite selon la technique du « raku » qui consiste à faire cuire les pièces à feu vif. À droite du chœur se trouvent l'orgue et les sièges pour les membres de la chorale. La musique, il convient de le souligner, fait partie intégrante de la liturgie. Elle trouve sa place lors des différentes parties de la célébration. Ainsi : le chant d'ouverture, le gloria, le psaume, l'acclamation, le chant d'offertoire, le sanctus, le chant de communion et le chant d'envoi trouvent leur place à chaque étape de la célébration. | |