|
Certainement la phrase la plus connue de tous les
évangiles. Demandez à n’importe qui, ce qu’il a retenu
de la lecture de l’évangile.
Demandez à un enfant qui commence à peine à lire et à
apprendre des choses sur Jésus ou sur la religion, ou
demandez-le à n’importe quel individu, même s’il se dit
incroyant, même s’il avoue ne pas croire en Dieu.
Demandez-lui ce qu’on peut savoir de la religion
chrétienne ou de la vie de son fondateur Jésus-Christ.
Je suis sûr qu’il vous répondra: « Aimez-vous les uns
les autres. »
Trop souvent malheureusement, il n’ira pas plus loin.
Il dira: « Aimez-vous les uns les autres », comme on se
dit: « Comment ça va, » et on répond: « Ca va » que ça
aille ou pas. De toute façon le reste n’intéresse pas
plus que ça l’interlocuteur. Il s’agit d’une formule de
politesse sans conséquence.
Se pourrait-il que notre formule tirée de l’évangile
soit devenue phrase passe- partout, que l’on sait par
cœur mais qui n’a pas d’impact dans la vie de tous les
jours?
Il n’en fut sûrement pas ainsi lorsque Jésus l’a
prononcé dans le cours de sa vie.
Il ne faut jamais oublier que pour Lui le dire était
toujours précédé du faire, Il a eu une méfiance
viscérale envers ceux-là qui disent et ne font pas.
Lorsque Jésus a dit: « Aimez-vous les uns les
autres, » Il a tout de suite ajouté: « Comme je vous
ai aimé. » « Et ça fait toute la différence.
Avant de parler en public, Jésus a gardé le silence
pendant 30 ans. Avant de commencer sa prédication et de
parcourir les routes avec ses disciples, il a passé
quarante jours au désert pour se préparer.
Avant même de prendre la Parole et de dire: «
Aujourd’hui cette Parole s’accomplit. » déjà il avait
commencé à agir avant de parler. Et son action ne s’est
jamais arrêtée un instant, du vin de Cana, en passant
par toutes ses guérisons, tous ses miracles, tous ses
gestes de tendresse envers les plus démunis de son
temps, jusqu’au lavement des pieds de ses disciples et
jusqu’au don de sa vie sur la croix par amour pour nous.
« Aimez-vous les uns les autres. » c’est un
départ, mais le point d’arrivée, c’est : « Comme je
vous ai aimé. » |